« Le silence des pantoufles est plus dangereux que le bruit des bottes. »



Texte rassemblé par MarcO.


Cette phrase aurait été écrite par Martin Niemöller, un pasteur protestant né en 1892 et mort en 1984. Il avait été arrêté en 1937 et envoyé au camp de concentration de Sachsenhausen puis transféré en 1941 au camp de concentration de Dachau. En 1945 il fut libéré de ce camp par la chute du régime nazi.


« Peu de gens sont de vrais nazis, disait l’un des amis du religieux, mais nombreux sont ceux qui se réjouissent du retour de la fierté allemande, et encore plus nombreux ceux qui sont trop occupés pour y faire attention. J’étais l’un de ceux qui pensaient simplement que les nazis étaient une bande de cinglés. Aussi la majorité se contenta-t-elle de regarder et de laisser faire. Soudain, avant que nous ayons pu réaliser, ils nous possédaient, nous avions perdu toute liberté de manœuvre et la fin du monde était arrivée. Ma famille perdit tout, je terminai dans un camp de concentration et les alliés détruisirent mes usines. »

La paraphrase d’un tel texte est facile à faire : dans quel pays trouverions-nous un peuple tout entier désireux de la guerre ? Du massacre ? De l’asservissement ?

Quand Lénine s’empara du pouvoir, quels Russes auraient imaginé qu’au bout du compte il y aurait des douzaines de millions de victimes ?

Quels Chinois auraient pu se douter que l’aventurier Mao provoquerait près de cent millions de morts ? Pourtant, ces catastrophes non naturelles avaient été prédites…


Lors de sa libération en 1945, Martin Niemöller répondit à un journaliste par cette déclaration :

« Quand ils sont venus chercher les communistes, je n’ai rien dit parce que je ne suis pas communiste.
Quand ils sont venus chercher les Juifs, je n’ai rien dit parce que je ne suis pas Juif.
Quand ils sont venus chercher les syndicalistes, je n’ai rien dit parce que je ne suis pas syndicaliste.
Quand ils sont venus chercher les catholiques, je n’ai rien dit parce que je ne suis pas catholique.
Et lorsqu’ils sont venus me chercher, il n’y avait plus personne pour protester. »
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